Compte rendu de la réunion de la section Corée des Conseillers duCommerce Extérieur de la France du 18 Juillet 2012

La section Corée des conseillers du commerce extérieur s’est réunie le 18 juillet 2012 dans les locaux du service économique.

 1)       Point du service économique (B. Gauthier)




  1. Situation économique


i. La banque centrale a baissé son taux directeur de 0.25%, de 3.25% à 3%. Le taux pourrait encore descendre de 0.25% supplémentaire prochainement. La raison donnée par la banque est le ralentissement de la croissance coréenne dans un contexte global de plus en plus incertain. A la crise en Europe se rajoute un affaiblissement de la croissance en Chine et maintenant des nuages sur l’économie américaine (baisse de la consommation, hausse du chômage).

ii. Les exportations coréennes n’ont cru que de 0.7% au premier semestre 2012 par rapport à l’année précédente. Les exportations vers l’Europe baissent de 16% mais plus préoccupant encore les exportations vers la Chine enregistrent -0.7%. Par secteur : Naval (-20%), Télécommunications (-3%), Semi-conducteurs (-2%) mais Automobile + 15%, Pétrole (produits raffines) + 11% et Acier + 6%. Hyundai dépasse désormais Toyota aux Etats-Unis.

iii. La consommation progresse encore de 5%, mais marque un ralentissement rapide. La consommation est tirée par les dépenses publiques orientées vers le social en cette année électorale (l’objectif du gouvernement est de dépenser 2/3 du budget dans la première partie de l’année.

iv.  L’inflation est désormais descendue à 2%, ce qui rend le taux d’intérêt réel positif et permet de réduire le taux directeur avec moins de crainte de relancer l’inflation.

v.  La baisse des taux présente cependant quelques risques : accélérer encore plus l’endettement des ménages  et créer des tensions inflationnistes qui se traduiront par une intervention sans doute accrue des pouvoirs publics sur le contrôle des prix.

vi. On remarque une orientation des entreprises coréennes à porter une grande attention à leur trésorerie ; tendance très claire pour les entreprises publiques (souvent très endettées), plus contrastée pour les groupes prives. Comme la liquidité n’est pas un problème, c’est peut-être le cout de l’argent qui motive ce changement de comportement.